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Quand un chien remue la queue, regardez de quel côté !

Quand un chien remue la queue, regardez de quel côté !

On le sait, chez le chien, remuer la queue est une façon d’exprimer ses émotions. Mais des chercheurs italiens ont montré que ces battements ne sont pas symétriques et penchent plutôt à droite ou à gauche en fonction de la situation. Élément que les canidés savent correctement interpréter. Et nous aussi, maintenant.

Dans le règne animal, de nombreux comportements sont latéralisés. Chez l’Homme par exemple, il y a le plus souvent une préférence manuelle, qui, chez un même individu, peut varier d’une action à l’autre. Le poisson-zèbre utilise préférentiellement un œil pour reconnaître ses congénères, tandis que les amphibiens recourent au même artifice principalement pour détecter leur proie. Le chien ne fait pas exception, et ne remue pas toujours sa queue de la même façon.

Des chercheurs italiens du Centre de recherche sur l’esprit et les sciences du cerveau (Cimec) de l’université de Trente (Italie) avaient déjà montré que les battements majoritairement orientés vers la droite étaient associés à des émotions positives, lorsque le chien voit son maître par exemple. À l’inverse, une prédominance du côté gauche signale plutôt de l’anxiété. Cela s’explique par l’hémisphère cérébral majoritaire utilisé lors d’une action : si le gauche domine, alors cela se répercute sur la partie droite du corps, et inversement.

Mais nos meilleurs amis parviennent-ils à interpréter l’état émotionnel d’un de leurs compagnons rien qu’en observant les mouvements de sa queue ? C’est toute la question à laquelle ces scientifiques ont voulu répondre. Leur recherche, parue dans Current Biology, montre que les chiens ont bien saisi ce détail.

Pour comprendre les émotions, suivre la queue des yeux

 Différents canidés ont participé à l’expérience. Ils devaient regarder un court film dans lequel on pouvait voir la silhouette d’un chien anonyme dans trois situations : soit sa queue était immobile (cas contrôle), soit elle bougeait surtout vers la droite, soit elle battait majoritairement vers la gauche. La réaction physiologique et comportementale des cobayes canins était évaluée.

http://www.youtube.com/watch?v=IQLS1akdxKU

Sur cette vidéo, conçue pour l’expérience et qui a été diffusée aux cobayes canins, on peut voir que le chien remue sa queue d’abord principalement à sa droite (right-wag), ne la bouge pas, ou l’agite surtout vers la gauche (left-wag). Les yeux les plus experts remarqueront que la première et la dernière situation présentent le même extrait mais avec une inversion selon la symétrie d’un miroir. Les chercheurs voulaient savoir si les spectateurs canins réagiraient différemment à ces images latéralisées. © Roxanne Palmer, YouTube

 Lorsque l’animal à l’écran manifestait de l’anxiété en remuant sa queue du côté gauche, le chien testé voyait son rythme cardiaque accélérer et manifestait davantage de stress. À l’inverse, il paraissait détendu à la vision d’une queue principalement orientée à droite. Les canidés savent donc interpréter les émotions de leurs congénères.

Communication voulue ou simple réflexe ? Les auteurs, dont Giorgio Vallortigara, supposent qu’il ne s’agit pas d’un geste intentionnel, cherchant à faire passer un message, mais plutôt une manifestation réflexe des émotions. De la même façon que nous nous mettons à sourire quand nous sommes contents : nous ne le faisons pas pour montrer notre joie à nos interlocuteurs, mais ils savent malgré tout l’interpréter. Les scientifiques pensent que les chiens apprennent, par l’expérience, à reconnaître le sentiment partagé par leur congénère.

Des chiens qui en ont la tête qui tourne

Les chercheurs pensent que ce genre de découverte va permettre d’aider les maîtres, les vétérinaires ou les dresseurs à mieux communiquer avec leur animal. Mais ceux-ci restent sceptiques, car il existe bien d’autres moyens pour comprendre l’état émotionnel de son chien quand on le connaît un peu, et donc ce détail paraît presque futile. Quoi qu’il en soit, cette étude nous renseigne un peu plus sur la communication des émotions chez nos plus fidèles compagnons.

Les propriétaires de chien savent également que leur animal se met parfois à tourner la tête sur le côté dans une situation de surprise et d’interrogation. Une précédente recherche a montré que l’orientation du regard dépendait également de la situation : lorsqu’il n’y a aucun danger, le chien tourne sa tête vers la droite, alors qu’en cas de menace potentielle, celle-ci est plutôt orientée vers la gauche.

Le 06/11/2013 à 12:33 – Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

L’impulsivité canine

On dit que l’impulsivité est le propre de la jeunesse. Tous les chiots ou presque sont impulsifs: ils sautent, ils jouent, ils mordent, ils se lancent dans l’aventure sans réfléchir. Mais qu’en est-il d’un chien adulte qui demeure impulsif?

L’impulsivité canine est décrite comme étant un trait de personnalité d’un chien qui agit sur le coup de l’émotion. Il a donc de la difficulté à se contrôler et à se calmer face à des stimuli présents dans son environnement.

L’impulsivité, lorsqu’elle est généralisée (le chien reste peu en place, il a peu de concentration, de focus, un rien le distrait, il est difficile à contrôler, etc.) est un problème de comportement assez fréquent. Cette anomalie comportementale peut trouver son origine dans la génétique mais elle peut aussi être acquise par une mauvaise communication du guide envers son animal. Le guide peut sans le vouloir, donner des consignes contradictoires, avoir utilisé des méthodes d’entraînement aversives ou avoir mit peu de balises. Ce qui pourrait avoir augmenté ou exacerbé la situation.

À le voir se comporter, on dirait du chien impulsif qu’il est joyeux, qu’il n’a peur de rien et de personne. Mais le problème ne se situe pas à ce niveau. L’impulsivité consiste en un réel manque d’auto-contrôle du chien face aux événements qu’il a à vivre dans sa vie de tous les jours.

L’impulsivité demande un entraînement de tous les jours et la plupart du temps, la situation peut prendre rapidement le bon côté.

Voici donc un programme d’entraînement et de contre conditionnement pour les chiens présentant des comportements d’impulsivité.

Afin de favoriser les comportements d’auto-contrôle (le chien est capable de se calmer lui-même), vous pourrez entreprendre:

-un programme  »apprendre à gagner » (réf: Dr Sophia Yin) au moins 10 jours (avec ou sans laisse). Ce programme demande que le guide nourrisse son chien à la main et renforce chaque bon comportement (assis, couché, reste) et oriente le chien vers les bons choix comportementaux;

-des activités aérobiques quotidiennes (courses, sports au moins 1h00 par jour ou plus si cela est possible). L’impulsif a besoin de dépenser énormément son énergie pour que son esprit puisse établir une connexion appropriée avec les individus et éléments faisant partie de son environnement;

-des jeux de concentration et de focus (exercice du  »fixe »), faire des exercices d’obéissance;

-des jeux occupationnels (chercher, travailler, ouvrir des contenants contenant de la nourriture, etc.);

-des activités masticatoires qui défoulent et font dépenser le trop plein d’énergie;

-un contre conditionnement (faire apprendre des comportements contraires ou alternatifs) pour faire diminuer ou disparaître certains comportements perturbateurs et dérangeants (sauter, japper, mouvements excessifs voire dangereux, vol d’objets et de nourriture, etc.);

-une application du principe de Premack (faire un comportement que le chien aime moins pour pouvoir faire ensuite un comportement qu’il aime ou recherche). Exemple: rester assis en laisse relâchée pendant 10 secondes pour ensuite avoir le droit de courir un écureuil dans le parc;

-de faire porter un gilet anti-stress au cours des activités d’entraînement et de contre-conditionnement pour augmenter la capacité de garder le focus et de se calmer.

En terminant, on peut se poser la question suivante: y a-t-il des races prédisposées à l’Impulsivité? Oui, les goldens retrievers, les caniches, les labradors, bref toutes les chiens qui ont la réputation d’être adolescents longtemps! Mais on peut retrouver l’impulsivité chez des individus de races variées.

Une dernière information: quand vient le temps de choisir son chiot chez un bon éleveur, si vous notez que les parents sont impulsifs, votre chiot aura de bonnes chances de l’être également. Alors soyez vigilants!
Source : http://fidelecanin.over-blog.com/2015/02/l-impulsivite-canine.html

Les stéréotypies chez le chien et le chat

Les stéréotypies chez le chien et le chat

Article rédigé par Joël Dehasse et issu de son site

Mouvements répétitifs

Croquette, une bergère allemande, tourne sur elle-même 5 heures par jour. Pistache, une cavalier King Charles, tente d’attraper des mouches volantes. Le problème, c’est que ces mouches n’existent que dans son imagination. Rox, le fox, saute sur place comme s’il était monté sur des ressorts. Bob, le chat roux, guette sa queue et tente de la capturer ; l’espiègle queue s’échappe, alors Bob tourne de plus belle et finit par lui asséner un coup de crocs.

Quelle est donc la maladie qui affecte ces chiens et ces chats ?

Il existe de nombreuses maladies qui s’expriment, entre autre, par des mouvements répétitifs. Ces mouvements complexes, répétés, semblables, sans fonction évidente, qui ne s’arrêtent pas aisément, et qui perturbent l’activité générale des animaux, sont appelés stéréotypies. On retrouve les stéréotypies dans des affections très diversifiées, comme le syndrome du chien hyperactif, l’anxiété, etc. mais aussi dans des affections neurologiques, comme les atteintes cérébrales, d’origine infectieuse, traumatique, tumorale, …

Affections

Les chiens hyperactifs, qui ont un très mauvais contrôle de leurs mouvements et de leurs morsures, qui sont sans cesse aux aguets, qui apprennent avec difficulté (parce qu’ils sont distraits) et qui dorment peu, en somme les chiens très nerveux, présentent souvent des tournis : ils tournent sur eux-mêmes comme des toupies et tentent d’attraper leur queue. Leur couper la queue ne change rien au tournis. Par contre il convient de les mettre très rapidement sous médication régulatrice, afin de les guérir. Attendre ne fait que diminuer les chances de guérison.

Les chiens et les chats anxieux, inhibés, présentent souvent de l’automutilation par léchage ou rongement de certaines parties corporelles : les pattes chez le chien, l’extrémité de la queue ou l’ensemble du pelage chez le chat. C’est une autre médication qui sera cette fois efficace.

Les chiens placés en chenil – pauvre en stimulations – et les chiens mis au dressage sous contrainte – rigide, exigeant – développent souvent des mouvements répétitifs, comme des déambulations, des marches sans arrêt le long d’un trajet fixe, qui creusera des sillons dans le sol des jardins. C’est un enrichissement du milieu de vie et l’arrêt du dressage forcé au profit d’une éducation douce et renforçante, qui seront salutaires.

Chien schizophrène

Certains chiens qui produisent des stéréotypies semblent dissociés de notre réalité. Ils souffrent d’hallucinations, ne répondent que très mal à nos demandent d’interaction lorsqu’ils sont en crise, sont hébétés à d’autres moments. Leur pathologie a commencé bien souvent à la puberté ou par après. Ces chiens souffrent d’une maladie grave et incurable que le vétérinaire français Patrick Pageat a nommée « Trouble dissociatif » et qui est très semblable à la schizophrénie humaine. Tout comme chez ces derniers, l’image au scanner du cerveau de ces chiens, montre des anomalies.

Un grand pourcentage de ces chiens peut survivre à condition d’un traitement médical continu.

Un trouble de la chimie du cerveau

Les chiens et les chats qui présentent des stéréotypies souffrent d’une sérieuse perturbation de la transmission chimique entre les cellules cérébrales. On incrimine la dopamine et la sérotonine. Les médicaments régulateurs de ces deux neurotransmetteurs sont actuellement les plus efficaces. Bien entendu, la prescription d’un médicament se fera après l’établissement d’un diagnostic le plus précis possible, par un vétérinaire expert en comportement. On comprend la nécessité de recourir à un vétérinaire ; il faut vérifier toute atteinte du cerveau. Traiter rapidement permettra d’obtenir un maximum de chances de guérison. Ces animaux sont très peu sensibles aux influences de l’environnement ; dès lors les techniques éducatives ont peu d’effet et sont une perte de temps. Une fois le chien rééquilibré par un traitement approprié, les techniques d’éducation s’avéreront intéressantes.

© Dr Joël Dehasse

Médecin vétérinaire comportementaliste

Dormir est essentiel à leur équilibre

Dormir est aussi essentiel à nos 4 pattes qu’être nourri et aimé .La science du sommeil démontre que cette période est loin d’être une simple mise en veille de l’activité mentale et physique. Pendant que le corps dort, tout continue à fonctionner :  l’élimination des déchets, la sécrétion de certaines hormones, la cicatrisation des plaies et surtout, la réponse de l’activation immunitaire. Et sur le plan intellectuel : le traitement de l’information et la mémorisation, la maturation du système nerveux central, l’apprentissage de nouvelles matières, l’adaptation émotionnelle.

Le manque de sommeil peut être la cause de la modification de certains comportements. Un animal  qui va manquer de sommeil va avoir un seuil de frustration plus bas, être plus irritable,. Toutes ses émotions vont être exacerbées, humeur changeante, hyper excitabilité… De plus, il devient plus fragile à la maladie car le système immunitaire s’affaiblit.

Il est important de penser à aménager un lieu de repos au calme à son animal et surtout de le laisser se reposer lorsqu’il en a besoin. Le réveiller lorsqu’il dort est plus qu’un manque de respect, c’est une forme d’agression.

Sandra Olivier

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